Une mutuelle créée par des pompiers pour les soldats du feu
mutuelle
des sapeurs-pompiers
de paris
Accueil du site > Présentation > Le mot du président
 

Le mot du président (mai 2015 lors de l’assemblée générale)

DISCOURS DU PRESIDENT DE LA MSPP A L’OUVERTURE DE L’AG 2015.

Le président Le président

Mon Colonel, mesdames, messieurs, chers adhérents,

Bienvenue au Grand Auditorium de la bibliothèque National de France que nous utilisons cette année, car 2015, dans l’histoire de votre mutuelle scelle ses 60 ans d’existence, créée en novembre 1955 à l’initiative de cadres d’active de l’époque, pour protéger la communauté des Sapeurs-Pompiers de Paris, qui n’était à ce moment-là adossée à aucun régime d’assurance maladie complémentaire. Après ce très court élément de contexte, c’est avec un véritable plaisir que nous nous retrouvons devant vous aujourd’hui pour vous raconter la vie de votre mutuelle ces douze derniers mois et illustrer notre propos par quelques données essentielles à la bonne compréhension de l’état de la mutuelle.

Tout d’abord, je tiens à remercier de sa présence, le colonel MALIÉ, adjoint territorial à la brigade, représentant le général Gaëtan PONCELIN de RAUCOURT, commandant la BSPP qui nous prie de l’excuser de ne pouvoir se joindre à nous. Je remercie le Colonel MALIÉ pour les quelques mots prononcés en faveur de la MSPP.

Je vous remercie chers adhérents, d’avoir pris également de votre temps pour être présents cet après-midi, c’est particulièrement important pour nous car si toute l’équipe de la MSPP œuvre à votre profit dans l’ombre et au quotidien, il est indispensable qu’elle se sente soutenue et votre présence aujourd’hui montre votre intérêt, et nous vous en sommes très reconnaissants.

A présent, permettez-moi d’évoquer le premier point, des trois points que je souhaite rapidement aborder. Que s’est-il passé cette année dans le monde de la mutualité ?

- le mouvement de concentration des mutuelles publiques comme privées amorcé il y a 5 ans maintenant s’est poursuivi, ce qui a amené à la constitution de véritables poids lourds dans le domaine de la complémentaire santé, souvent avec une multitude d’autres activités assurantielles ;

- de nombreuses initiatives gouvernementales ont été entreprises pour d’une part mieux organiser la prise en charge médicale de ville, contrôler les dépenses de santé et faciliter l’accès aux soins et à ses remboursements (les contrats entre les médecins et l’Etat pour limiter la hausse des tarifs des consultations, la généralisation progressive des prescriptions des médicaments génériques, l’accord national interprofessionnel favorisant l’accès pour les employés du privé et du public, aux complémentaires santé, la redéfinition du contrat collectif et solidaire d’assurance complémentaire santé avec une modification des grilles de prise en charge, mais aussi la poursuite de la mise en fiscalité des activités mutualistes…), toutes ses mesures sont plutôt positives pour la régulation générale de l’activité du secteur, à part, de mon point de vue, la montée en puissance de la fiscalité de notre activité compte tenu de notre caractère solidaire et mutualiste, qui est un peu différent de l’activité « banque/assurance » à laquelle, sur le plan juridique et professionnel, nous sommes rattachés ;

- une autre initiative, de niveau européenne, celle-ci, nous concerne de plein fouet, il s’agit de la mise sous contrôle « Solvabilité 2 » à l’horizon 2017, autant dire demain, car la Loi nous oblige à nous mettre en disposition pratiquement maintenant par le biais de stress tests à adresser à notre organisme de contrôle rattaché à la Banque de France. De quoi s’agit’ il exactement ?, en fait il nous est demandé de justifier chacune de nos prises de position financière (placements, dépenses majeures, investissements…) afin de s’assurer que notre établissement ne mette pas en danger son activité (lire ses adhérents ou clients) par sa stratégie. Ce sont les suites des faillites de grands établissements financiers (banques et assurances). C’est extrêmement contraignant car c’est basé sur la détermination de scenarios et leur retranscription financière et comptable, cet exercice doit être refait chaque année ;

- un grand débat sur la professionnalisation et la montée en compétences des instances dirigeantes des établissements tels que le nôtre. En clair, c’est l’obligation de formation qui est maintenant demandé à nos administrateurs et la charge de responsabilité qui s’accentue vis-à-vis de chacune des prises de décision. Vous imaginez bien que ça ne suscite pas l’engouement pour le volontariat bénévole ;

- l’observation d’une relative accalmie dans la hausse récurrente des cotisations, inférieure de moitié de ce qui a été pratiquée ces cinq dernières années ;

- enfin, un grand débat ouvert sur la notion de « mutualité » en France. Alliance nécessaire mais qui doit repenser certains de ses modes d’action ;

Cela m’amène à mon second point, comment s’est comportée votre mutuelle cette année ?

Comme vous aurez l’occasion de le constater au cours des présentations qui vont suivre, la santé financière de la mutuelle a été bonne, voire très bonne. Cette santé se mesure par notre taux de solvabilité élevé, par l’équilibre satisfaisant entre les cotisations perçues et le reversement en prestations, par un modeste élargissement du socle des adhérents. C’est ainsi que la mutuelle finie l’année avec un résultat positif, recherché, contrôlé et qui vous est en définitive bénéfique. Enfin, une rigueur dans les placements conduits par la MSPP, aucun produits dits « toxiques » et une prise de risque minimale dans le contexte réglementaire et économique qui est le nôtre.

Sur le plan humain, votre mutuelle a également légèrement évoluée, car comme vous le savez, elle fonctionne autour d’un détachement de la BSPP, mis à disposition contre remboursement, et d’un CA entièrement bénévole, issu pour part des tranches « adhérents » actives et en retraite. Afin d’alléger la charge que cela fait peser sur la ressource humaine de la BSPP, nous avons continué la civilianisation de certains postes de gestion (3 personnels civils actuellement avec un objectif à 5 d’ici la fin d’année) tout en souhaitant garder une empreinte forte du personnel de la Brigade aux postes d’encadrement et décisionnels. Nous sommes très attentifs au sens et à la pertinence du lien MSPP et BSPP. En clair, la mutuelle ne peut fonctionner dans son action propre sans un soutien affirmé de sa tutelle, d’une certaine manière, la Brigade, et ce dans la durée et en stabilité. La présence du général à nos côtés aujourd’hui nous encourage bien évidemment.

Sur le plan technique, cette année nous avons conduit un chantier sur la protection des données informatiques de la mutuelle, ainsi que sur le plan de continuité de l’activité.

Enfin, mon troisième et dernier point, Alors qu’en est-il de l’avenir et notamment de l’année à venir ? La marche vers la mise à niveau « Solvabilité 2 » va nous imposer de revoir légèrement notre mode de gouvernance, par la désignation d’un directeur opérationnel non membre du conseil d’administration, nous y réfléchissons donc, de même l’obligation de formation des administrateurs est un bel enjeu auquel a souscrit d’emblée l’ensemble de l’équipe. Nos statuts vont s’adapter à l’évolution du contrat collectif et solidaire voulu par le législateur et obligatoire au 1er janvier 2016.

Il n’est pas prévu à ce stade une évolution de nos prestations ni de nos cotisations. Non plus un rapprochement avec une autre mutuelle ou un groupement de mutuelles, mais dans le contexte présent, il faut se tenir très attentif à l’environnement et se maintenir capable de réagir rapidement à toute évolution ou éventualité, d’où l’importance d’avoir du personnel expert dans notre domaine. Ce dont je vous parle est actuel et possible avec du personnel BSPP volontaire et motivé, servant à la MSPP sur une durée de temps significative.

Merci à toutes et à tous de votre soutien et de votre attention.

Colonel Jean-Marie GONTIER

imprimer cette page - retour à l'accueil - haut de page
Contact & Coordonnées